Et s’il suffisait de pousser une porte pour changer de pays ? Virginie et Franck Poux en rêvent. Ils ouvrent un « diner américain » en plein centre-ville. Une première !

Banquettes en skaï rouge brillant, tables formica, néons fluo, pin-up grandeur nature, plats américains dans les assiettes et rock dans les oreilles : Nul doute, le Virgin Breizh Diner veut plonger ses clients dans l’Amérique d’après-guerre.

Pas un fast-food
Virginie et Franck Poux rêvaient de monter leur affaire depuis… 18 ans ! Ils sont tombés amoureux du diner américain, restaurant typique d’Amérique du Nord, à Dijon. Pour la cuisine mais aussi pour l’ambiance.
« Ça n’a rien à voir avec un fast-food» assure Franck.

Diner américain locavore
Le couple s’est installé à Saint-Avé l’été dernier avec une seule idée en tête : ouvrir « leur diner ».
« Au début, on avait pensé se mettre en franchise » confie Virginie.
Mais on veut être totalement maître de ce que l’on met dans nos assiettes et travailler avec des produits frais et locaux. »

Originalité dans les assiettes
Gérer des matières premières, c’est plutôt son rayon :
« J’étais approvisionneur dans une usine agro alimentaire »
Franck, lui, sera derrière les fourneaux, comme toujours. Il vient de quitter l’Armée de terre dans laquelle il a évolué en tant que chef de cuisine. Mais au Virgin Breizh Diner, tout sera différent.

S’il compte suivre des recettes américaines typiques, comme le jambalaya, à la lettre pour
« ne décevoir aucun connaisseur », il mettra beaucoup plus de créativité pour le reste de la carte, surtout pour les burgers. « Je ne copie sur personne ! Je teste tout à la maison en ce moment. » Les essais peuvent encore durer jusqu’au mois d’octobre.

Une première à Vannes
« Après, c’est l’ouverture ! » En plein centre-ville. Juste en face de Vannes et sa femme, à la place du restaurant Côte & Saveurs. « C’est tout en longueur, ça va vraiment respecter l’esprit du diner, initialement installé dans des wagons », se réjouit Virginie.
Après une étude de marché poussé, le couple se réjouit d’être les premiers à proposer un tel endroit.

Le paquet sur la déco
À deux pas du château Gaillard, au cœur du secteur sauvegardé, ils imaginent tout de même l’étonnement que le restaurant pourrait éventuellement susciter.
« Nous ne voulons surtout pas dénaturer le centre-ville. À l’extérieur, la déco sera vraiment discrète. On met le paquet à l’intérieur. L’idée, c’est de changer de pays en passant la porte. »

Campagne de financement participatif
Soutenus par la CCI du département, les deux entrepreneurs ont lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme Bulb in Morbihan.
Objectif ? 3 000 euros. Une somme nécessaire pour l’achat des derniers accessoires de choc comme un fauteuil Chevrolet avec phares lumineux.
En quelques jours, ils ont atteint 41 %.
« On se rend compte que notre projet suscite beaucoup d’intérêt. »
Visiblement, l’idée rock’n’roll fait déjà swinguer les Vannetais.
© Ouest France – Plus d’information sur http://www.ouest-france.fr/bretagne/vannes-56000/vannes-lamerique-facon-sixties-fait-son-entree-en-ville-4300229